De Maatschap vu par…

Inspirée d’une histoire vraie, cette fiction en quatre parties dont deux ont été diffusées lors du FIPA retrace l’histoire vraie d’une famille. Centrée sur un père juif ayant vu l’horreur des camps de concentration, l’histoire se partage entre des flashbacks de sa jeunesse pendant et après la guerre et le présent, celui d’un vieil homme dont la vie ne tient plus qu’à un fil. Le père est un avocat brillant et pousse ses quatre fils à suivre sa voie, ce qu’il réussit.
De Maatschap est un des mes favoris du FIPA et pour cause, c’est un drame familial avec un scénario bien ficelé qui nous laisse sur notre faim. Le premier épisode met en place la nature de la famille : un père d’une intelligence et d’un sérieux remarquable, une mère catholique soumise, des fils tous différents allant du mouton noir héroïnomane au premier de la classe. Tous sont attachants et de par leurs caractères singuliers tu te reconnais forcément dans l’un d’eux.
La série s’ouvre sur une grande révélation que le père veut faire à ses fils. Pas de chance, il  fait une crise cardiaque avant de pouvoir dire quoi que ce soit. Dans la salle d’attente de l’hôpital, la famille se questionne sur ce dont il s’agit. Pendant ce temps, toi aussi tu te demandes ce que cela pourrait être et tu pars sur ta propre hypothèse mais tu n’en sauras rien car l’épisode 2 est un focus sur le mouton noir et ne fait pas avancer l’intrigue. Ce qui n’est pas forcément désagréable étant donné que le fils a un background des plus atypiques. A ce moment-là tu te rappelles que ce récit est tiré d’une histoire vraie et tu demandes comment un homme venant d’un milieu aisé, ayant tout pour lui, peut tomber dans le cercle vicieux de l’héroïne.
De Maatschap signifie « Les associés » : le titre indique que le scénario tourne autour de l’entreprise familiale que devient le cabinet d’avocat paternel. Alors qu’en soi, ce qui est vraiment intéressant dans cette série, ce n’est pas la partie affaires mais la conséquence qu’ont pu avoir les camps de concentration sur le père qui fait de son héritage juif une obsession. Ses fils étant nés d’une mère catholique, ils ne sont pas juifs, ce qui l’exaspère au point de changer leur prénom pendant leur enfance et de les forcer à trouver une femme juive pour maintenir l’héritage religieux.
En somme, c’est une fiction efficace qui te fera rire, stresser et te questionner sur la vie et la famille. Si tu décides de regarder De Maatschap, je te conseille d’enchaîner les quatre épisodes si tu ne veux pas avoir la même frustration que moi qui ne connais toujours pas la grande révélation !

Inès Benkhelifa.

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